La part du feu

Hélène Gestern

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A la suite d’une révélation qui la bouleverse, Laurence Emmanuelle comprend que sa vie est moins simple qu’elle ne le pensait. Elle décide d’en apprendre davantage sur le passé de ses parents et notamment de sa mère. Un soir où ils sont absents, elle entre dans la pièce où sa mère va se réfugier et où personne n’ est autorisé à se rendre. Elle tombe alors sur une mystérieuse lettre d’un certain Guillermo Zorgen, adressée à une jeune femme qu’elle ne connaît pas : Sonia. Qui sont-ils? Quels liens entretenaient-ils avec sa famille? Très vite elle cherche à en savoir un peu plus sur eux, et découvre que Guillermo Zorgen était un militant d’extrême gauche qui a défrayé la chronique dans les années 70 avant d’être oublié. Mais qui est vraiment cet homme? Un idéaliste ou un criminel ? Au fil de ses recherches, des témoignages qu’elle recueille et des documents  qu’elle retrouve, se dessine le portrait contrasté d’un être énigmatique. Comme beaucoup de jeunes gens de sa génération il a fait un choix : exister par le combat. Combat qui n’épargne pas l’amour et fait découvrir à Laurence les formes ardentes et destructrices de la passion.

La part du feu est un roman poignant et prenant qui navigue entre deux eaux : celle du polar et celle du roman initiatique. On est très vite happé par cette histoire au format peu conventionnel. Hélène Gestern pour donner plus de poids et de réalité à son récit y mélange des articles de presse, des courts textes de livres d’Histoire, des articles du code pénal.

Au delà de l’intrigue que dessine l’auteur, c’est une véritable quête identitaire qui se profile dans ce roman. Que restera t-il de Laurence une fois qu’elle aura déterré l’ensemble du passé de sa famille? Comment vivra -t-elle avec? Elle qui imaginait ses parents comme des êtres ternes et sages va apprendre à voir une autre réalité. Celle qu’en tant qu’enfant on a souvent du mal à accepter : nos parents ont eu une vie avant nous et pas toujours celle que l’on croyait. Les siens ont été passionnés et engagés. Mais tout a un prix et Laurence l’apprendra à ses dépends.

Si je devais résumer La part du feu je dirais que c’est un roman-polar qui met en scène une belle réflexion sur l’histoire, la mémoire, l’identité et la passion. Rien n’y est jamais blanc ou noir. Et si en tant que lecteur on voit assez vite se dessiner la réponse à une des intrigues, on n’en est pas moins captivé et désireux de savoir qui sont vraiment ces gens. Les personnages sont vrais, ils ont leur part d’ombre et de lumière et leurs portraits son peints tout en finesse apparaissant au fur et à mesure du récit.

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